Fracture de fatigue

La fracture de fatigue est un mal qui touche énormément de sportifs et pas que des coureurs.

Les raisons et causes de ces dernières sont en général multiples et les signes avant coureur rares. Leurs positions sont aussi variées que vous pouvez avoir d’os ou presque dans le corps humain. A y réfléchir, je ne connais pas encore de fracture de fatigue de la tête.

La représentation mise en avant sur cet article est exagérée (merci Mathilde pour cette illustration), et vous comprendrez pourquoi dans l’article.
Ayant moi même subit ce soucis en 2017 (c’est mieux de savoir de quoi on parle), je vous fais un retour sur mes recherches et comment l’éviter, la soigner et bien plus

Avant de commencer cet article, je voudrais rappeler que je ne suis pas médecin.
Je suis juste une personne très curieuse, qui aime comprendre les choses, surtout sur le point de vu sportif et tout ce qui y attrait, et que quand j’ai un soucis, j’aime en connaitre les causes, les tenants et les aboutissants pour ne pas que ça se reproduise, j’ai assez galéré dans ma vie comme ça.
Je suis une plaie pour les médecins, car je pose des dizaines de questions qui attendent des réponses argumentées et complètes.
Tout ce qui suit tient de mes recherches et ne saurait remplacer l’avis d’un médecin .

Définition fracture de fatigue

D’après Wikipédia et de nombreux dictionnaires médicaux la fracture de fatigue peut-être définie comme suivant :

Une fracture de stress ou de fatigue est un type de fracture incomplète des os causée par un stress répété ou inhabituel. Ce type de fracture peut être décrit comme une fine fissure d’un os.

Vous comprenez mieux maintenant pourquoi je vous disais que la photo mise en avant est exagérée, vous avez l’impression que l’os est complètement cassé, mais en fait pas du tout (je te jure c’est le médecin qui le dit)

Et d’ailleurs le plus souvent la fracture ne se voit presque pas, voir pas du tout à la radiographie.
Ce qui était mon cas en Février 2017 lors de ma préparation au marathon de Paris.

Les symptômes de la fracture de fatigue

Et là c’est le moment où tu vas être déçu car y en a pas ou presque pas en fait.
La fracture de fatigue pouvant survenir sur n’importe quel os du corps il est difficile d’en faire une définition précise quand aux symptômes, alors que les causes sont bien connues, et malheureusement souvent après coup.
Vous aurez bien quelques petites douleurs qui vont apparaitre, mais rien de bien méchant, et si vous deviez vous arrêter à chacune de vos douleurs autant arrêter le sport direct.

Dans mon cas personnel d’une fracture du 4ème métatarse du pied gauche, je courais un semi de préparation, j’ai bien commencé à sentir une gêne après 16Km, une douleur à la fin, ce qui ne m’a pas empêché ensuite de rentrer chez moi (à l’autre bout de Paris) d’aller au stade de France voir un match, de rentrer chez moi (encore ! ), de prendre une douche, de ne rien voir jusqu’au réveil le lendemain matin et là … (attention âme sensible ..)


Et oui tu le vois le bel oeuf de pigeon violet sous les orteilles à gauche.
Ca n’avait beau pas faire mal au repos, à la pause du pied c’était pas la même.
Et après j’ai eu le droit à toutes les couleurs.
Et dans le cas de Mathilde (la photo en début d’article), elle, elle a carrément sentie un crack au 9ème kilomètre, elle a terminé son 10Km, récupéré sa coupe (oui elle a pété un RP au passage), et c’est après qu’elle a eu mal à froid.
En même temps la sienne était bien belle.

Ce que j’essaie de dire c’est que malheureusement le plus souvent vous ne verrez la fracture de fatigue que trop tard, ou bien trop tard.
Mais je vais vous expliquer les causes.

Les causes de la fracture de fatigue

Je vous disais qu’on connait à postériori les causes, oui sur votre cas précis, mais sur la globalité on connait les causes des fractures de fatigues.
Souvent suite à l’augmentation d’une contrainte appliquée de façon excessive sur l’os (Ah tiens elle te fait une belle jambe cette phrase)

Je m’explique, une augmentation de l’entrainement pour les coureurs, augmente le nombre de chocs reçu sur les membres inférieurs, pieds et jambes, la plus part des fractures de fatigue étant sur les métatarses et les tibias.
Mesdames vous vous êtes dis que ces beaux escarpins 10cm alors que vous faites 1m55 était une bonne idée, mais ça va aussi appuyer sévère sur les os.
Le changement de foulée prôné sans recul, c’est bien de courir sur l’avant pied hein … mais passer du tout au tout attention la casse.
Les exos à la mode de cross fit où tu sautes comme un lapin avant d’avoir appris à amortir en retombant  … pareil … bonjour les pieds et les tibias.

Tu le vois les causes sont multiples, je prends surtout des exemples pour le running et les jambes, mais c’est valables pour les autres parties du corps.

Le diagnostique

Là c’est un peu compliqué, soit l’os est bien cassé ca se voit à la radio (photo en tête d’article), soit bah y a plein d’autres méthodes, dont une dont on ne parle pas assez, le diapason.

Le diapason objet en forme de U avec une tige, est fait pour faire rentrer en résonance.
En vibrant, il émet des vibrations dont normalement nos os sont protégés.
Dans le cas d’une fracture de fatigue, la poche entourant l’os contenant du liquide est rompue et protège moins l’os.
Pour l’utiliser faut être fin connaisseur, car faut tâtonner par rapport à la douleur et par rapport au ressenti que vous pouvez avoir sur l’autre partie symétrique de votre corps (coté gauche ou droit on est d’accord)

Dans mon cas, pas de visuel radio concluant, par contre hématome et douleur.
Le diapason sur mon pied droit n’avait aucun effet, par contre sur le pied gauche, la vibration me procurait une gêne importante voir une douleur lors du premier RDV au niveau d’un point précis du pied.

Sachez que si vous n’avez pas d’oedeme il est pratiquement certain que ce n’est pas une fracture de fatigue.

Soigner une fracture de fatigue

Là on arrive dans la partie difficile de l’article.
Comme vous l’avez vu il existe différente fracture de fatigue de différente gravité.
Du coup petit rappel

je ne suis pas médecin, ce que je vais vous dire, vient de ce qu’un médecin m’a fait faire, il est en avance sur toutes les nouvelles méthodes, et est applicable à ma gravité de fracture de fatigue.

Attention séquence technique simplifiée

Tout d’abord il faut savoir que le corps est une formidable machine à apprendre, et à s’économiser. Et oui, on a bien évolué technologiquement mais pas notre ADN, qui lui a en mémoire des générations de sélection naturelle.
Le corps s’auto-répare constamment, mais pas n’importe comment, à l’économie, pourquoi dépenser de l’énergie que nous n’auront pas demain.
Chaque jour il se répare d’une moyenne permettant de globalement ne pas aggraver la situation.
A l’opposé, tous nos mouvements et nos activités abiment le corps, plus ou moins, et nos cellules se dégradent avec le temps.
Le corps va donc mettre en place une réponse réparatrice pour toujours contrecarrer cet abimement juste ce qu’il faut (enfin un peu plus) suivant un  apprentissage moyen de ce que vous abimez.

En gros si vous augmentez trop vite votre entrainement, vous allez plus vous abimer, moins réparer et à un moment vous atteignez le point de rupture et la fracture de fatigue arrive.

Mais voila le corps apprend et déclenche des réponses de réparation en fonction de l’intensité de l’abimement (je ne sais pas si c’est très français se mot)

En général les médecins vous diront, tant que t’as mal tu fais rien, arrêt total du sport, le moins de mouvement possible.
Mais justement il est là le soucis. Si tu ne fais rien, tu ne déclenches pas de stimuli de réparation, voir même tu l’annihile, puisque tu ne t’abimes plus du tout !
Ton corps apprends qu’il a tout le temps pour réparer ce qui est abimé.
Et là le serpent se mort la queue le corps se réparent moins, toi tu reprends, tu te sens bien, tu augmentes, et paff rebelote ça casse assez rapidement.

Alors attention, une pause totale au début est souvent nécessaire, mais elle ne doit pas durer des semaines voir des mois dans la majorité des cas. Dans mon cas elle n’a pas dépassé 5 jours, la fracture étant assez faible.

Mais c’est ensuite que tout ce joue.
Le but est de créer des stimuli de réponse réparatrice. Alors comment ? En abimant.
J’avais à l’époque un super schéma que j’ai perdu que m’a donné le podologue, montrant la liste des stimuli.
Le vélo valait 1, marcher valait 3, courir 6, sauter à la corde 10, dans le cas du métatarse. (de souvenirs) et il y en avait plein d’autres.
Vous l’aurez compris on évite la corde si déjà la course est un problème.

A la reprise de l’activité je devais abimer au dessus de ma réponse réparatrice habituelle pour obliger le corps à réparer plus, mais à me reposer un certain temps, mais peu long pour redéclencher cette réponses réparatrice.

Le schéma illustre à peu près le truc au début, l’objectif étant de faire monter la ligne de réponse réparatrice actuelle.
La ligne bleu foncée montre les effets d’abiment des exos et temps de pause.

Avec un marathon sous 2 mois l’objectif était de le terminer (le jour de mon anniversaire), l’objectif final étant de découper le marathon en 7 sections de 6km ou 6 sections de 7km, en gros courir 5-6km marcher 1km, et ensuite 2semaines minimum de pause avant de reprendre le protocole que je vais vous présenter.

J’ai tout d’abord glacé 20-30minutes pendant une semaine, crème ketum et huile essentiel de gaulthérie.

Arrêt de la marche tout d’abord, et limitation de la station debout, j’ai utilisé le vélo pour me déplacer au maximum en appuyant avec le talon sur la pédale pour ne pas solliciter l’avant pied.

Le protocole de soin

  • 3 à 4 séance par semaine
  • marche (1H max) / vélo (autant je veux) / elliptique (30min max pas d’appuis sur l’avant le plus à plat sans trop de résistance)
  • 3X1minutes à courir à étaler sur la séance et à augmenter en nombre au fur et à mesure
  • glace en fin d’entrainement
  • bon apport alimentaire
  • Dès ca gonfle ou ca fait mal on arrête tout !

Première journée du protocole de cicatrisation

  • 25minutes de vélo (Velib, qu’il est lourd ce vélo)
  • 4X6min de marche entre coupé de 3X1min de course, … En général en entrainement classique c’est l’inverse
  • 25minutes de Vélib

Ensuite on augmente le nombre de sessions course et leur durée.
au bout de 4 semaines je courais 20minutes

A partir de là à chaque séance j’ai rajouté 5 à 10minutes de course.
Après 6 semaines j’arrive à courir 12Km non stop.
Après 7 semaines c’est 1H30 non stop

A se protocole j’ai ajouté des cataplasmes d’argile verte qui franchement ont fait des miracles.
J’y ai aussi ajouté une séance de cryothérapie mais la je ne peut garantir que ca a eu un effet, mais j’ai trouvé que si.

Tu peux retrouver toutes ses informations semaines par semaine lors de ma préparation marathon 2017

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