Trail de la vésubie – récit

ULTRA-TRAIL COTE D'AZUR MERCANTOUR -Il y a des rc plus difficiles que d’autres à rédiger. Comme il y a des courses plus difficiles que d’autres. Des passages dans la vie un peu plus délicats à passer. Des moments difficiles j’en ai bien sur connu, l’accident entre autre, des moments délicats aussi, la reprise de la course et la remise à plat de tous les acquis. J’ai voulu écrire ce blog pour montrer que malgré tout, tout ou presque pouvait être possible.

Je vous ai raconté de nombreuses premières, premier 10km, premier 10km sous les 55, puis 50, puis 45, puis proche des 40. Premier 20km, premier marathon, premier kilomètre vertical. Beaucoup de réussites, mais parfois des demis défaites, puis on se relève. Du coup je pouvais peut être paraitre loin de certains d’entre vous qui pouvaient ne pas y arriver. Je ne cessais de rappeler que 80% était dans la tête. Aujourd’hui j’ai peut être été rappelé par tout ceci, par mes convictions et par ce petit % de chance qui m’a manqué et la suffisance qui jusque là me réussissait éhontément.

C’est une première, voir une double première que je vais vous raconter aujourd’hui sur ce récit du trail de la Vésubie près de Nice

Courir un trail était une première pour moi. Partir 3 jours seul pour courir aussi. Je me contentais jusqu’ici de faire des courses sur Paris, hormis le kilomètre vertical de Val thorens accompagné d’un ami.

Ce trail venait s’inscrire dans la suite des choses. Aller toujours plus loin. Après mon marathon en Avril je voulais un défit grand voir irréaliste. J’ai choisi de tenter l’aventure de la diagonale des fous sur l’ile de la Réunion en 2017. Ce trail de la Vésubie venait s’inscrire idéalement pour l’obtention des points nécessaire à la participation de la diagonale des fous.

Le trail de la Vésubie

Ce trail de 55km pour 3500d+ à faire en moins de 12h30 me semblait le candidat idéal pour une première. Moins de 5km/h de moyenne, l’objectif est bien de finir même en 12h30. Donc 0 pression.

Le détail auquel je ne porte pas attention mais qui aurait bien au contraire du la retenir entièrement est le fait qu’il hébergera par la même les championnats de France de trail.

La préparation

M’étant fracturé le doigt de pied début juin, et m’étant fait ponctionner un kyste au genou fin juin ma préparation n’a pas été idéale, mais j’y vais juste pour le finir 90% dans la tête à ce niveau.

Malgré tout je me prépare en accumulant les entrainements avec sac à dos remplis, kilomètre vertical et randonnée début aout. Je profite de ma ponction pour ne pas consommer d’alcool pendant juillet et jusqu’au 15 aout, par obligation tout d’abord et pour compenser le manque d’entrainement par la suite. Je suis un bon vivant donc j’ai repris l’alcool pendant mes vacances.

Niveau repos je suis bon, je suis partis 12 jours au Mexique avant le trail, j’ai crapahuté dans la jungle sac à dos plein pour m’y habituer par des températures élevées et des taux humidités dépassant parfois les 90%.

Niveau régime alimentaire je suis bon, l’hôtel où je suis propose de très bon repas bien équilibrés, tout en testant même des poissons et repas entièrement végétarien.

Tous les voyant sont au vert ou presque. Lors de mes réservations je n’avais pas réalisé qu’en 4jours juste avant la course je ferais

  • 16h d’avions (dont 2h d’escale)
  • 3h de voiture/bus
  • 1h de rer
  • 6h de tgv
  • 7h de décalage horaire
  • 2 nuits courtes (moins de 6h) dont une en tente avec réveil à 4h

Là je réalise qu’il va falloir vraiment penser aux barrières horaire. Objectif 12h (on se laisse une marge de 30minutes), avec 15min de pauses à chaque ravitaillement et 45minutes de pauses lors du passage de 4h20 sans ravitaillement (repas, étirement, micro sieste)

Trail de la Vésubie – l’avant course

4h le réveil sonne, j’ai très mal dormis, entre les chiens, la chute d’eau et la route collée à notre camping traversée par les véhicules des concurrents terminant toute la nuit l’ultra trail, j’ai du dormir tout au plus 3h 20160904_051534sur les 6 prévues, tout ceci accentué sans doute par le décalage horaire. Heureusement j’avais pu dormir dans le TGV et la navette m’emmenant à la course.

Je ne suis pas le seul à avoir mal dormi. Alexandre mon voisin de tente avec qui j’ai fait connaissance dans la navette n’a pas apprécié les chiens non plus. Olivier (j’ai un doute sur le prénom) qui nous a prêté son réchaud et offert des pâtes la veille aussi.

Les sacs sont prêt, on se dirige à la frontale vers la place du village. Incroyable j’y suis enfin à cette course. Je suis tout excité je ne ressens pas la fatigue. Et puis à la diagonale des fous faudra s’y habituer à cette fatigue.

La course – départ, kv et ravitaillement

Le départ est donné de nuit (5h30), devant ceux participant au championnat de France les open derrière. Comme à mon habitude pour mes premières je suis mal placé à force de prendre des photos.

trail de la vésubie départHeureusement il y a 2km à peu près plat qui me permette de remonter pas mal de monde. Objectif 8h au premier ravitaillement et repartir de là à 8h15 pour une barrière horaire à 8h35.

Rapidement nous abandonnons les routes du village pour entamer le kilomètre vertical. 1127m de dénivelé sur 5km de nuit. Je déploie mes bâtons à l’entrée du chemin et perd quelques places. J’ai du mal avec le rythme des gens devant, ce n’est pas le mien je piétine beaucoup. Dès que je peux je double des concurrents. Je vais en doubler tout au long de la montée un bonne trentaine. Les premiers qui me doublerons surviendrons au kilomètre 7 dans les ultimes mètres de l’ascension. Ce ne sera pas la même dans la descente qui suivra l’arrivée au sommet avec un magnifique levé de soleil sur la chaine des alpes que j’affectionne énormément.

Sur le début de la descente, je me fais pas mal doublé, j’ai du mal avec le changement de rythme soudain. Pourtant les descentes en ville c’est mon dada. Je me relâche et arrive à coller à un bon ptit groupe. Au profit d’un plat relatif au milieu de la forêt le rythme s’accélère et je suis bien. Je n’oublie pas de boire. Par contre j’oublie ma prise d’arnica et ma nourriture mal placé dans mon sac qui m’empêche de les prendre. Pas grave le ravitaillement est pour bientôt.

J’arrive au premier ravitaillement comme prévu un peu avant 8h. Les bénévoles sont sympathiques et sur le ravito il y a du choix. Je prends mon temps et fait même une petite vidéo. 8h11 je repars, même avec un peu d’avance sur les prévisions et surtout en super forme après ce ravitaillement et tout de même déjà 2h30 dans les jambes

Les vrais difficultés

trail de la vésubie profilCe trail héberge les championnats de France de trail. Et pour se faire le parcours est nouveau et … super techniques et sélectif. Pour un novice comme moi cela va se compliquer.

Je repars du ravitaillement pour commencer une nouvelle ascension (573 mètres) en compagnie de 2 acolytes comme moi qui visent les barrières horaire. Nous allons passé un petit torrent. Malheureusement pour moi mon bâton se coince entre deux rochers en laissant passer une demoiselle, il me renvoie en arrière les deux pieds dans le torrent. Me voila les pieds trempés pour cette monté. Un mal pour un bien finalement puisqu’il va faire chaud.

La première montée c’est effectuée de nuit et je n’ai donc pas subi la chaleur. La c’est un peu différent, ça cogne dure, j’ai un peu de mal à grimper les jambes sont un peu lourdes mais la moral est là. La digestion du ravitaillement n’aide pas vraiment. J’arrive tout de même en haut avec un très grand sentiment de satisfaction.

La descente technique

Au basculement je suis avec un homme ayant repéré le parcours. Il m’annonce que ça va être dure cette descente sur 6km.

Et les évènement ne vont pas lui donner tord. Il est 9h passé j’attendrais 9h30 pour prendre mon arnica. On commence à descendre, mais c’est très piégeux et tournant. Je tape une première fois une pierre avec mon pied gauche au milieu des racines. Je me dis qu’il va falloir faire gaffe dans cette descente.

Vers 9h10 je commence à sentir des gargouillis dans mon ventre, à 9h25 je commence à avoir faim. Je décide à ce moment là de prendre mon arnica. La descente bat son plein je suis un bon groupe dont l’homme avec qui j’ai basculé. On se fait doubler et je me demande comment c’est possible avec seulement 20min de marge au premier ravito!

Nous sommes maintenant sur une portion boisée alternant monté et descente ou sur un chemin de terre relativement plat traversant quelques torrent, un coup sur des rondins, un autre sur des planches et parfois sans rien. Il y a aussi pas mal de passage pleins de pierre que j’ai énormément de mal à passer; moi l’homme de la vile qui manque de tomber à plusieurs reprises.

bar_clifMalheureusement pour moi au moment ou l’ont m’avertis que ça va être encore plus dure je suis pris d’une fringale vers 9h40! Je dois encore attendre pour manger sinon l’effet de l’arnica sera nul.

9h50, je mange je suis au supplice, je suis sous les arbres j’ai chaud, je me fais sans cesse doubler. Je titube. J’engloutis une madeleine prise au ravitaillement avant, une barre entière de clif, beaucoup d’eau, des graines que j’ai toujours sur moi. Je m’arrête un instant.

Dans la tête je ne peux abandonner je dois arriver au prochain  ravitaillement. Je sors le roadbook qui indique une barrière horaire à 10h55. J’ai une heure, mais que me reste il à parcourir? D’après mon gps 3-4km. Si je suis en 20min c’est mort, et il y a le ravitaillement à prendre.

Ah oui subtilité le ravitaillement est avant et non après la barrière horaire …

Dans ma tête ca cogite

Allez t’es pas venue pour abandonner dans la forêt.
Vas au moins au ravito.
Tu verras la bas.

L’avantage c’est que je suis seul donc je peux aller à mon rythme je repars et je force un peu, je tape à nouveau une pierre qui me fait légèrement couiner. Je suis en 10min au km, le parcours est très technique les chemins ressemblent à des tranchées et alternent avec des passages de pierres qui dégringolent plus bas dès on met le pied dessus.

Je suis loin de mon béton parisien et de ma zone de confort de running, si tu rajoutes à ça un balisage  moyen, faut bien regarder pour voir les passages au milieu de cette forêt d’arbres de tranchées et de cailloux sur une pente bien raide.

J’aperçois au loin la zone de ravitaillement mais je ne vois pas du tout comment l’atteindre. Je veux y être le plus tôt possible pour faire le plein et remettre mon sac correctement pour pouvoir m’alimenter par la suite. Tiens je réfléchis j’ai retrouvé mes esprits, je n’ai plus faim, le moral à bloc j’accélère double une concurrente pleine bal qui m’avait laissé sur place 45min plus tôt. Elle s’en trouve toute surprise. Et là le drame.

En me laissant aller comme je sais faire dans les descentes je ne lève pas assez le pied et … bimmm … plein fouet dans une pierre. Je hurle et manque de m’écrouler. Je me pose deux minutes pour faire le point sur ce doigt de pied. Bon là il reste pas long on va voir au ravito. Ce dernier km de descente est un calvaire, j’ai du mal à poser mon pied sur l’avant et donc à me retenir sur les descentes. Ce qui rend la chose encore plus périlleuse en plus de la technicité. Le doute s’immisce.

Vais je pouvoir finir dans cet état. Près de 4h m’attendent après comment je ferais si un problème survient.

J’arrive au ravito à 10h20, je commence par me substanter et boire. Puis je me renseigne sur la suite du parcours et la technicité des descentes. J’explique la situation et on me propose de voir un médecin manque de bol c’est ça pause. Du coup là je m’égare de l’objectif je perds du temps entre les bénévoles le ravito les secouristes et le médecin. Les minutes s’égrainent malgré le fait que j’avais 35minutes devant moi.

Le médecin me déconseille de repartir s’il m’arrivait un truc avant l’autre ravito je serais obligé de le rejoindre quand même par mes propres moyen. Devant mon insistance il me propose du paracetamole et du ketum. Je me sens bien j’hésite et pense repartir.

C’est a ce moment là qu’intervient un directeur de course

Bon il abandonne la navette va partir après y en a plus.

Je lui rétorque que la barrière horaire n’est pas passé il me reste 7minutes. Il répond

dans 6minutes je le déclare hors course.

Avec le médecin qui me donne de la glace on se dit je vais passer la barrière horaire et mettre la glace 10min et voir si j’abandonne vraiment

Mais le directeur de course m’affirme qu’étant seul personne ne me redescendra. Devant mon désarroi et mon manque de solution avec le temps restant (3minutes) et le fait que je n’ai pas remplie ma poche d’eau je me sens dans l’obligation et par sagesse d’abandonner après près de 5h de course et 35min de discutions.

tral_vesubie_parcours_clement

Le temps de la réflexion et de la déception

Cette fringale m’a couté pas mal de temps sans doute le temps pour repartir, je ne le saurais jamais. Je m’en veux énormément car j’ai laissé le doute s’installer, une partie du mental a fait défaut, mais j’avais tout de même bien mal à ce doigt de pied anciennement fracturé. J’en veux aussi un peu à ce directeur de course me forçant à l’abandon. Je pense avec le recul et des discutions avec d’autres coureurs qu’il l’a fait pour s’arranger lui. Il m’était tout a fait possible de juste passer la barrière les poches pleines de ravito de glace et d’eau de me poser 20min avant une décision plus réfléchis.

Je reste sur deux sentiments totalement différents le premier d’avoir vécu une aventure incroyable, de m’être totalement lancé dans une course à mille lieu de ma zone de confort habituelle et le sentiment d’un échec à la fois mental, je n’ai pas su me pousser à l’extrême. Et la santé vous me direz? J’aurais eu jusqu’à janvier pour me remettre non? Et un peu un échec sportif, je n’avais jusqu’à lors abandonné qu’une fois dans ma vie suite à une gêne au quadri 2 semaines avant les championnats de France, en accord avec le coach pour ne rien risquer. Encore une fois pour se préserver. Il n’en reste que je ne me suis jamais vraiment blessé dans ma vie car j’ai toujours écouté mon corps et stoppé avant que lui même ne dise stop de façon violente.

Je me demande encore à l’heure actuelle si j’ai bien fait d’abandonner. Je suis dans le regret, je suis un compétiteur dans l’âme même quand c’est pour le plaisir.

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La suite sera de la réflexion suite à une remarque d’un ami sur Facebook

Je me suis fait tacler sur facebook sur ma page par un ami qui dit en substance

7 thoughts on “Trail de la vésubie – récit

  1. Hello clément,
    je ne voulais pas te tacler sur ce trail, ce que j’ai dit, tu l’as mal pris, mais je le savais très bien, je te connais un peu qd meme.
    Ce sont des points, des remarques que j’ai soulevés qui peuvent affecter grandement la course.
    Si je t’ai dit tout ça, ce n’est pas pour moi mais pour toi.
    C’est admirable ce que tu essaies de faire, mais …restes humble face à ce type de course, car comme tu as pu le voir, ça n’a rien à voir avec les courses sur route.

    Je m’étais permis aussi d’envoyer un msg aux lapins runners, aussi sévère que pour toi, car ils avaient pas fini l’UTMB entre autre et que je les trouvais hyper borderline sur les barrières horaires, sur le manque d’entrainement pour l’ironcorsair de carole (ironman) où carole n’avait fait que 40km max en vélo en entrainement et n’avait pas pu changé sa chambre à air lors d’une crevaison (elle ne savait pas faire!!!). Pour rajouter, je leurs disais qu’ils favorisaient la quantité à la qualité… Ce qui m’attriste c’est de voir des personnes qui ne finissent pas de telles courses. Et bien écoute, ils m’ont répondu et ont confirmé mes dires et que c’était leur choix de faire de la quantité sans doute au détriment de la qualité.

    La question n’est pas d’avoir tort ou raison, c’est de pouvoir progresser et d’évoluer physiquement et mentalement, d’écouter et d’accepter ou non les suggestions et les critiques, de reconnaitre ses erreurs, car ton but est de finir la diagonale des fous, qu’importe le temps (en évitant les barrières horaires).

    Je me reconnais en toi, car après mon 1er marathon, je me suis senti poussé des ailes et je me suis inscrit aux 100km de millau 5 mois plus tard, mais ça reste de la route. Les trails se gèrent différemment. C’est pourquoi quand tu parles de 80% mental, je tique, car ça peut sans doute fonctionner pour des longues distances relativement plates, mais quand tu attaques du D+, il faut avoir du physique et bien sur beaucoup du mental, mais du physique pour affronter les montées et les descentes. C’est mon avis, tu le prends ou pas, mais j’estime que miser principalement sur le mental, c’est se mettre en échec, car sur 166km, tu auras le tps d’avoir le mental qui flanche à plusieurs reprises et si en plus, ton physique ne tient pas…
    Si le mental ne va pas à un moment, ce sont les jambes qui te font avancer. et si à un autre moment, tes jambes ne suivent plus, c’est ta tete qui les font avancer, c’est du 50 50.

    En ce qui concerne la prépa de la diagonale et juste de sa réussite (pas de chrono), je ferai les choses progressivement si je partais de zéro en matière de trail, en commençant par un 30km, 50 puis un 80km voir 100km (avec pas mal de dénivelé). ça peut prendre du temps, 1 an (c’est déjà très court) voir 2 ans ou plus, mais ce sont des étapes nécessaires à la réussite de chacune puis de la diagonale.
    De plus, un marathon n’est pas un entrainement spécifique pour un trail, le km vertical est intéressant pour son Dénivelé mais ridicule pour sa distance, le trajet depuis Paris pour aller là bas n’offre peu de rendement au final pour la prépa. Le marathon du mont blanc est un trail bien plus enrichissant :)

    Et je vais être honnête et te dire ce que j’ai ressenti, une insulte à ton objectif de la diagonale. Oui, je me suis senti insulté et je t’ai trouvé irrespectueux envers la course elle même. Pourquoi ? Parce que tu penses y arriver principalement avec le mental, et en minimisant le physique ? OK, penses tu qu’un runner sur un ultra ayant une bonne prépa physique ne se soit pas préparé à avoir un bon mental ? Le mental se joue sur la prépa mais aussi pendant les courses. Si tu ne finis pas une course, ton mental baisse (tu le vis en ce moment je pense), alors qu’avec une réussite, ton mental augmente (ton 1er marathon). Ton physique et ton mental se forgent avec les épreuves!!! Et tu donnes l’impression que ton mental est déjà acquis pour affronter tous les trails !!!

    Je te demande simplement d’etre modeste, de respecter ceux qui se sont entrainés plus que toi et que tu doubles (chacun son niveau), et surtout ne pas prendre à la légère même un trail de 55 voir 30 km surtout quand c’est ton 1er trail ;)
    Je suis peut etre le seul à te dire les choses directement, mais je ne suis pas le seul à le penser quand je vois d’autres runners commenter tes articles.

    voilà….si ça t’intéresse et si tu n’es plus blessé, je t’invite à des trails dans les yvellines, 1er octobre à villier 24km(615mD), 16 octobre Magny les hammeaux 28km (700mD) et le 6 nov à vélizy 35km (600mD), je vais m’y inscrire

    • Je ne vais commencer la censure aujourd’hui.
      JE vais laisser d’autres personnes s’exprimer, surtout comme tu le suggère les gens qui se seraient sentis insulté que j’invite à commenter aussi.
      Je donnerais mon avis une fois qu’il y aura plus de commentaires

      • D’où sort tu cette phrase ???
        « surtout comme tu le suggère les gens qui se seraient sentis insulté ».

        Il n’y a que moi qui me suis senti insulté, je n’ai pas la prétention de me mettre à la place des autres runners…
        Et pour préciser pourquoi je me suis senti insulté, c’est que d’après toi, ça semble facile…pas besoin d’entrainement de ouf, puisque le mental va suffire. Mon impression est que finalement toute personne ayant un bon mental va pouvoir finir un ultra comme ça en toute simplicité…
        Finalement, la course en elle même perd toute sa valeur.

        Et je ne dis pas que tu ne peux pas y arriver, mais c’est cette façon, cet état d’esprit de l’aborder qui me gène.

        Arrives tu à me comprendre ???

  2. Bravo pour ta course et continue à oser tes rêves et à te lancer des défis.
    Le Trail c’est la liberté et nul ne peut te dire ce que tu dois ou peux faire.
    Je ne me sens pas insulté par ton récit mais au contraire encouragé à continuer à vivre mes rêves.
    bon entraînement :)

  3. Un récit intéressant. Je crois qu’avec un doigt de pied en vrac c’est pas plus mal que ça se soit arrêté là car la suite était vraiment un gros morceau. La montée de l’Archas et surtout la descente droit dans la pente…

    J’ai été mis hors course pour 5 min à l’entrée du ravito à la Colmiane alors qu’il ne restait plus que 8 km de « descente » (sans difficulté). C’est la règle… Par contre, ce que j’ai moins accepté c’est qu’il y avait encore une quinzaine de coureurs au ravito et qu’ils étaient eux aussi hors course vu que la barrière était à la sortie du ravito… J’ai fini sans dossard dans les 12h30 avant eux (mais eux ont été classés… pas moi)… Le fait que la course ait été le support des championnats de France n’a pas eu que des côtés positifs…

    Je te comprends quand tu dis que le mental compte pour une grand part dans ce type d’épreuve. J’ai abandonné au Km 96 à la Lavaredo (Italie) alors qu’il ne me restait plus que 25 km (enfin à mon allure 8h :-D) malgré encore 1h d’avance sur les barrières… J’étais vidé, j’avançais plus (mauvaise gestion de la bouffe). Mon mental n’a pas suivi… Physiquement j’avançais encore…

    Alors continue à t’entraîner et y’a pas de raison pour que ça ne le fasse pas à la Réunion. Ces mauvaises expériences même si elles sont douloureuses sont positives pour la suite.

    • Merci pour ton retour.
      Ce genre de course nous mettent face à nous même.
      Pour la réunion on verra en 2018 ou 2019, qui sait, je vais envore apprendre cette année sur des distances intermédiaire mais avec beaucoup de dénivelé. Ce que je n’ai pas en ville.

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