VT Speed 3200 2018 – kilomètre vertical – récit

VT Speed 3200 2018 – Stéphane

vt speed 3200 - stephanePrésentation de Stéphane dit l’ancien, toujours partant pour une bonne course et encadrer du coté des Adidas runners Odéon et là il était hyper chaud pour ce trail et surtout se mesurer à un kilomètre vertical.

Il ne savait pas à quoi s’attendre, il y est allé avec le sourire et confiant, et il finit premier des ptits nouveaux avec le sourire.

Place à son récit :

Après une saison riche en émotions, et plusieurs RP explosés en course sur route, il fallait bien finir la saison avec quelque chose d’un peu spécial. C’est Clément @recourir_fr qui m’en donna l’occasion.
Armés pour la 1ère fois de Chaussures de Trail et bâtons, j’étais prêt pour le VT KV 3200. Mais au fait, c’est quoi le KV (kilomètre vertical) à Val Thorens 3200 ?
Laissez-moi vous raconter le mien.
8h30 petit briefing puis échauffement d’environ 2 bornes sous forme de départ fictif. Pas du superflu, avec parcours légèrement descendant suivi d’une petite remontée histoire de se chauffer un peu les articulations,  et préparer les muscles et le cardio à l’effort qui nous attend.

On reprend son souffle quelques minutes, pas trop longtemps quand même. 9h, le top du départ réel est lancé  « go go go ». C’est parti pour moi Dionys, Florent, Clément et 234 autres aventuriers traileurs et traileuses. Beaucoup d’athlètes super affûtés, impressionnant. Ça part vite, comme si tout le monde voulait en découdre rapidement.
On se perd en quelques secondes avec les gars. Je pars en surrégime comme souvent en course pour faire grimper ma fréquence cardiaque. Je rattrape presque Clem qui lui est parti comme une fusée. Ensuite je laisse redescendre le cardio et respire à fond pour bien oxygéner les muscles et me caler sur un rythme plus raisonnable. A oui, ne pas oublier qu’on est déjà à 2160 m d’altitude, et que donc l’oxygène se fait plus rare.
Qu’est-ce qui nous attend vraiment plus loin ? Je ne le sais pas vraiment, ça fait partie de l’aventure.Pas le temps de rêvasser qu’après un petit faux plat montant de 1 km et des poussières, on attaque la vraie difficulté, une montée avec des passages à pas moins de 40% de D+ (dénivelé positif, pour les non-spécialistes) sur presque 2 kms.Je fais les 50-100 premiers mètres dans les traces d’un autre traileur plus expérimenté. Sans le vouloir, il m’ aide à trouver le rythme et les bons appuis. Je n’ai même pas le temps de regarder au loin, trop occupé à suivre ses pas, et à optimiser mes appuis ainsi que l’utilisation des bâtons.Ça commence à bien tirer voir brûler sur les cuisses et les bras. coté cardio ça semble ok. ça se stabilise vers 150. De manière étonnante, je reste finalement assez relâché. Par contre, il fait chaud, alors vivement qu’on arrive plus haut pour récupérer un peu de fraîcheur !
 
Je ralenti un peu pour ne pas finir en poulet rôti, une bonne occasion de profiter un peu plus de ce qui m’entoure. C’est à dire personne ! Le Paysage est magnifique.
Les copains ne sont plus là. Je me retourne, je regarde la pente que j’ai déjà gravi.
oohhhh le ressenti du traileur, seul face à la nature, on y est, c’est quand même bien chouette ! le bonheur d’être en silence avec soi même. Ça me donne une pêche d’enfer pour continuer. 
 
La végétation se fait maintenant plus rare et cède peu à peu la place à la caillasse. Ça continue de grimper. il fait déjà plus frais. Le point de ravitaillement est déjà là. Un demi gobelet d’eau et un demi verre de jus de raisin plus tard (qui me font un bien fou), et c’est reparti ! 
ravitaillement
Il fait frais maintenant, on va pouvoir se lâcher et se faire plaisir. Un sentiment que je retrouve souvent en 10k route, après la barre des 5km, je me sens toujours mieux, le métabolisme est à sa capacité maximale. Je commence même à parler aux mecs que je double pour les encourager. J’aperçois  Flo en contre bas qui arrive au point ravito. j’essaye de l’encourager mais il ne m’entend pas.
Allez Flo ! 
 
Je continue, sur motivé, et je profite de vagues d’endorphines diffusant dans mon organisme. Mais je ne m’enflamme pas pour autant, il faut maintenir le plus longtemps possible pour tout lâcher sur la fin. On est maintenant à 3 kms de montée. J’arrive à un regain de faux plat (21% D+ de moyenne tout de même), des amas de neige se laissent entrevoir. Quel plaisir ! On souffle à fond ! Et inspire bien en retour pour enfin attaquer le final. Je crois apercevoir l’arrivée mais je ne suis pas sûr. 
 
On aperçoit de plus en plus de supporters le long du parcours qui nous encouragent (merci à eux). Je croise une dame en furie tout près qui m’encourage et me glisse:
c’est presque la fin, encore 500m, au bout après le virage c’est tout droit !
A oui 500m, vraiment ? J’ai maintenant 2 traileurs en point de mire. Allez je les rattrape. le cardio s’affole un peu. Je réfléchis 1 seconde, mais attend, 500 m en haute montagne, coco, c’est pas tout à fait comme en piste, et on a passé les 3000 mètres d’altitude, l’effort n’est pas le même. ai-je lâché les chevaux un peu tôt ?
 
Je baisse un peu le rythme, et 30 secondes après j’aperçois Clément, arrivé avant nous, sur le bord de la route qui m’appelle « Hey Stéphane ».
Un petit boost qui arriva à point nommé, avant de finir « presque » au sprint jusqu’à la ligne d’arrivée.
Après l’effort, le réconfort, une Pizza Party nous attendait à 3200m d’altitude et un paysage à vous couper le souffle !

Résultat officiel: un temps honorable de 1h13 me classant 117/237 au GEN et 35/60 en SEM.

IMG-20180804-WA0085Place à Florent

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