Trail de la vésubie – récit

Ton abandon et ta blessure était prévisible, tu as trop pris à la légère ce trail et ta préparation surtout les derniers jours et ce manque d’inattention m’a amené a prendre une pierre et me blesser.

Je luis donne à la fois tord et raison. Mais raison pas sur les points auquel ils s’attend.

Tout d’abord, je lui donne tord sur la blessure et le manque d’inattention. Certe j’étais pas dans les meilleurs conditions de repos. Mais les vacances contre balance les jours qui ont suivi. Et pour la diagonale après 45h à courir je serais comment? Ensuite les élites eux ce sont trompés de chemins pour certains dans cette descente piégeuse, moi je n’ai pris qu’un gros caillou. J’en ai pris d’autres sur l’autre pied. Mais pas d’ancienne blessure donc pas de problème.

Deuxième point où je lui donne tord la préparation sportive. Certe elle n’a pas été top, mais j’y allais pour finir sur un rythme de 6-7km/h, ce qui pour quelqu’un courant régulièrement et ayant fait un marathon en 4h est largement faisable. Chacun à un rythme de croisière qui lui permet de courir, s’il s’alimente correctement et bois régulièrement presque indéfiniment. Le mien est vers 8-9km/h sur du plat. De plus le fait de me remettre d’une fringale aussi rapidement montre une bonne préparation et une adaptabilité élevé.

Maintenant je lui donne raisons sur le manque de préparation mentale. A ce niveau j’ai peut être pris ce trail à la légère. Ou plutôt avec de la suffisance, je l’avais couru et terminé avant d’y être c’était dans la tête 12h d’un grosse randonnée. Sauf que ce n’était pas des chemins de randonnées pour Mr tout le monde mais pour l’élite du trail Français, sans doute pas le parcours idéal pour un premier trail. Du coup au moment des difficultés j’ai craqué mentalement tout d’abord (fringale et descente technique) avant de me reprendre, mais le doute c’était immiscé et la pression du directeur de course et mon manque de lucidité sur mon état au moment propice on fait le reste.

Je lui donne raison sur la préparation vis à vis de ma blessure. Ce qui passe largement sur route pendant 40minutes à 2h devient beaucoup plus compliqué sur des montés descentes aussi technique. Autant le choc violent sur ce pied ci est la faute à pas de chance (restait moins de 2km du ravito et si ça avait tapé l’autre pied j’aurais rien ressenti ou presque), autant le manque de recul face à la consolidation de cette blessure est un problème.

Je reste donc sur ma déception et mon regret pour l’instant mais j’ai énormément appris sur ce trail

9 thoughts on “Trail de la vésubie – récit

  1. Hello clément,
    je ne voulais pas te tacler sur ce trail, ce que j’ai dit, tu l’as mal pris, mais je le savais très bien, je te connais un peu qd meme.
    Ce sont des points, des remarques que j’ai soulevés qui peuvent affecter grandement la course.
    Si je t’ai dit tout ça, ce n’est pas pour moi mais pour toi.
    C’est admirable ce que tu essaies de faire, mais …restes humble face à ce type de course, car comme tu as pu le voir, ça n’a rien à voir avec les courses sur route.

    Je m’étais permis aussi d’envoyer un msg aux lapins runners, aussi sévère que pour toi, car ils avaient pas fini l’UTMB entre autre et que je les trouvais hyper borderline sur les barrières horaires, sur le manque d’entrainement pour l’ironcorsair de carole (ironman) où carole n’avait fait que 40km max en vélo en entrainement et n’avait pas pu changé sa chambre à air lors d’une crevaison (elle ne savait pas faire!!!). Pour rajouter, je leurs disais qu’ils favorisaient la quantité à la qualité… Ce qui m’attriste c’est de voir des personnes qui ne finissent pas de telles courses. Et bien écoute, ils m’ont répondu et ont confirmé mes dires et que c’était leur choix de faire de la quantité sans doute au détriment de la qualité.

    La question n’est pas d’avoir tort ou raison, c’est de pouvoir progresser et d’évoluer physiquement et mentalement, d’écouter et d’accepter ou non les suggestions et les critiques, de reconnaitre ses erreurs, car ton but est de finir la diagonale des fous, qu’importe le temps (en évitant les barrières horaires).

    Je me reconnais en toi, car après mon 1er marathon, je me suis senti poussé des ailes et je me suis inscrit aux 100km de millau 5 mois plus tard, mais ça reste de la route. Les trails se gèrent différemment. C’est pourquoi quand tu parles de 80% mental, je tique, car ça peut sans doute fonctionner pour des longues distances relativement plates, mais quand tu attaques du D+, il faut avoir du physique et bien sur beaucoup du mental, mais du physique pour affronter les montées et les descentes. C’est mon avis, tu le prends ou pas, mais j’estime que miser principalement sur le mental, c’est se mettre en échec, car sur 166km, tu auras le tps d’avoir le mental qui flanche à plusieurs reprises et si en plus, ton physique ne tient pas…
    Si le mental ne va pas à un moment, ce sont les jambes qui te font avancer. et si à un autre moment, tes jambes ne suivent plus, c’est ta tete qui les font avancer, c’est du 50 50.

    En ce qui concerne la prépa de la diagonale et juste de sa réussite (pas de chrono), je ferai les choses progressivement si je partais de zéro en matière de trail, en commençant par un 30km, 50 puis un 80km voir 100km (avec pas mal de dénivelé). ça peut prendre du temps, 1 an (c’est déjà très court) voir 2 ans ou plus, mais ce sont des étapes nécessaires à la réussite de chacune puis de la diagonale.
    De plus, un marathon n’est pas un entrainement spécifique pour un trail, le km vertical est intéressant pour son Dénivelé mais ridicule pour sa distance, le trajet depuis Paris pour aller là bas n’offre peu de rendement au final pour la prépa. Le marathon du mont blanc est un trail bien plus enrichissant 🙂

    Et je vais être honnête et te dire ce que j’ai ressenti, une insulte à ton objectif de la diagonale. Oui, je me suis senti insulté et je t’ai trouvé irrespectueux envers la course elle même. Pourquoi ? Parce que tu penses y arriver principalement avec le mental, et en minimisant le physique ? OK, penses tu qu’un runner sur un ultra ayant une bonne prépa physique ne se soit pas préparé à avoir un bon mental ? Le mental se joue sur la prépa mais aussi pendant les courses. Si tu ne finis pas une course, ton mental baisse (tu le vis en ce moment je pense), alors qu’avec une réussite, ton mental augmente (ton 1er marathon). Ton physique et ton mental se forgent avec les épreuves!!! Et tu donnes l’impression que ton mental est déjà acquis pour affronter tous les trails !!!

    Je te demande simplement d’etre modeste, de respecter ceux qui se sont entrainés plus que toi et que tu doubles (chacun son niveau), et surtout ne pas prendre à la légère même un trail de 55 voir 30 km surtout quand c’est ton 1er trail 😉
    Je suis peut etre le seul à te dire les choses directement, mais je ne suis pas le seul à le penser quand je vois d’autres runners commenter tes articles.

    voilà….si ça t’intéresse et si tu n’es plus blessé, je t’invite à des trails dans les yvellines, 1er octobre à villier 24km(615mD), 16 octobre Magny les hammeaux 28km (700mD) et le 6 nov à vélizy 35km (600mD), je vais m’y inscrire

    • Je ne vais commencer la censure aujourd’hui.
      JE vais laisser d’autres personnes s’exprimer, surtout comme tu le suggère les gens qui se seraient sentis insulté que j’invite à commenter aussi.
      Je donnerais mon avis une fois qu’il y aura plus de commentaires

      • D’où sort tu cette phrase ???
        « surtout comme tu le suggère les gens qui se seraient sentis insulté ».

        Il n’y a que moi qui me suis senti insulté, je n’ai pas la prétention de me mettre à la place des autres runners…
        Et pour préciser pourquoi je me suis senti insulté, c’est que d’après toi, ça semble facile…pas besoin d’entrainement de ouf, puisque le mental va suffire. Mon impression est que finalement toute personne ayant un bon mental va pouvoir finir un ultra comme ça en toute simplicité…
        Finalement, la course en elle même perd toute sa valeur.

        Et je ne dis pas que tu ne peux pas y arriver, mais c’est cette façon, cet état d’esprit de l’aborder qui me gène.

        Arrives tu à me comprendre ???

  2. Bravo pour ta course et continue à oser tes rêves et à te lancer des défis.
    Le Trail c’est la liberté et nul ne peut te dire ce que tu dois ou peux faire.
    Je ne me sens pas insulté par ton récit mais au contraire encouragé à continuer à vivre mes rêves.
    bon entraînement 🙂

  3. Un récit intéressant. Je crois qu’avec un doigt de pied en vrac c’est pas plus mal que ça se soit arrêté là car la suite était vraiment un gros morceau. La montée de l’Archas et surtout la descente droit dans la pente…

    J’ai été mis hors course pour 5 min à l’entrée du ravito à la Colmiane alors qu’il ne restait plus que 8 km de « descente » (sans difficulté). C’est la règle… Par contre, ce que j’ai moins accepté c’est qu’il y avait encore une quinzaine de coureurs au ravito et qu’ils étaient eux aussi hors course vu que la barrière était à la sortie du ravito… J’ai fini sans dossard dans les 12h30 avant eux (mais eux ont été classés… pas moi)… Le fait que la course ait été le support des championnats de France n’a pas eu que des côtés positifs…

    Je te comprends quand tu dis que le mental compte pour une grand part dans ce type d’épreuve. J’ai abandonné au Km 96 à la Lavaredo (Italie) alors qu’il ne me restait plus que 25 km (enfin à mon allure 8h :-D) malgré encore 1h d’avance sur les barrières… J’étais vidé, j’avançais plus (mauvaise gestion de la bouffe). Mon mental n’a pas suivi… Physiquement j’avançais encore…

    Alors continue à t’entraîner et y’a pas de raison pour que ça ne le fasse pas à la Réunion. Ces mauvaises expériences même si elles sont douloureuses sont positives pour la suite.

    • Merci pour ton retour.
      Ce genre de course nous mettent face à nous même.
      Pour la réunion on verra en 2018 ou 2019, qui sait, je vais envore apprendre cette année sur des distances intermédiaire mais avec beaucoup de dénivelé. Ce que je n’ai pas en ville.

  4. Attaquer son premier trail par 55km dans le mercantour… C’est bien un truc de parisien ça.
    Pourquoi tu n’as pas commencé par les étapes normales en trail ? Déjà sur 20km ça te permet de tester les descentes, la rocaille, l’orientation… La course sur route n’a rien à voir il suffit de se laisser porter. En trail tu dois etre concentré à chaque instant.
    Ce que tu as fait pour moi equivaut à un type qui s’inscrit au marathon sans même avoir couru de 10 ou 21km .

    A avoir les yeux plus gros que le ventre on finit par se chier dessus…

    • Bonjour Traileur06,

      Bon je ne suis pas du genre à modérer ou bloquer les messages, mais pour celui-ci j’ai longuement hésité.
      Alors je ne vais pas te répondre, puisque tu ne prends pas la peine de te présenter, mais que tu te permets allégrement de juger, je ne suis même pas sur que tu ais lu d’autres pages du blog.

      Par contre Si vous lisez ce commentaire, que vous êtes débutant ou pas d’ailleurs, il ne faut surtout pas avoir peur de l’échec. Vous avez le droit de tenter absolument tout ce que vous voulez, au pire vous apprendrez où sont vos limites.
      J’ai adoré ce trail de la vésubie, j’ai énormément appris et il m’a permis sans doute de boucler la Saintelyon un an plus tard (Décembre 2017) et le trail des allobroges (67Km pour 4800D+) en mai 2018, je passe bien sur, sur le marathon du mont blanc et autre trail que j’ai pu faire.

      N’ayez donc pas peur d’avoir les yeux plus gros que le ventre, il faut savoir tenter parfois ! Ca serait dommage de passer à coté d’un exploit !

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