Le jour d’après la Diagonale des fous

Le jour d’après la Diagonale des fous ce n’est pas vraiment le lendemain, mais en fait le jour même.
Après m’être effondré dans la voiture une dernière difficulté m’attendait, les quelques marches de l’étage de la maison pour aller rejoindre le lit avec la quasi impossibilité d’ouvrir les yeux.

Après quelques heures à dormir comme un bébé, pas de grosses difficultés à descendre les marches, tout le monde me regarde me demande comment je vais.

Plutôt bien
Pas de courbature
Pas de douleur, sauf peut être à l’épaule

Personne ne me dit rien mais quand je me retrouve face au miroir, j’ai une bosse (contracture) énorme à l’épaule gauche. Séquelle de mon décalage d’épaule et du port du sac pendant de longues heures.

La sensation est étrange lors de ce premier repas. Ca y est je l’ai fais, des années que j’y pense, des années que j’en rêve, et voilà c’est déjà terminé. Oui « déjà » est le bon terme, j’ai vécu cette course pleinement, bien sur il y a eu des moments difficiles, mais peu de doutes et après 2 ans de préparations ces 52h39:40 me semblent être passées à une vitesse incroyable, comme si j’avais été pris dans un tourbillon que je n’ai pu arrêter.

Comment cela peut-il être déjà terminé ?

Mais la Diagonale des fous n’est pas terminée, il est de coutume d’accueillir jusqu’au dernier coureur. J’appel Charles pour le féliciter, et savoir comment s’organiser pour aller sur le stade de la Redoute avant 16H, heure de la barrière horaire finale après laquelle les coureurs ne sont plus acceptés.

On se retrouvera à coté de chez mon oncle chez lequel on se rend en famille pour fêter l’évènement.
Mon estomac n’est pas encore totalement remis de cette course, on se contentera pour se repas de tous les bons fruits présent à la Réunion ainsi que d’un peu de champagne que je n’ai pas pu prendre juste après la course.
La piscine est aussi un très bon élément pour récupérer au calme.

Sur le stade de la Redoute l’ambiance est vraiment sympa, juste le temps d’arriver que les derniers sont en vue. Il y aura un homme puis enfin la dernière qui passera la ligne de cette Diagonale des fous 2019 après 66H d’effort.

Après l’arrivée petit détour pour aller se faire soigner nos quelques ampoules. Je retombe sur la même podologue qu’à ilet Savannah. On rigole sur mes 2 pauvres ampoules. Fallait bien une marque de la course sinon on ne m’aurait pas cru que je l’avais fait.
Après quoi nous recroisons Antoine Guillon qui nous parlera de sa mésaventure en début de course suite à un mauvais aiguillage.
Dernière séance photo avant la remise des prix. La personne la plus âgée terminant le Grand raid a plus de 76 ans et termine la course pour la première fois en 6 participations, nous échangerons longuement sur ses motivations

La remise des prix se termine, nous sortons du stade le feux d’artifice de fin démarre, nous repartons des souvenirs pleins la tête. Quelques jours dans un super hôtel nous attendent pour finir se séjour sur l’ile

 

Mais je ne le sais pas encore, le jour d’après de la Diagonale des fous, d’une course mythique comme celle ci ce n’est pas seulement ces heures de ce dimanches après avoir passé la ligne c’est aussi ce qui va suivre et le retour à Paris

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