Le Film qui m’a fait courir (Forrest Gump)

forest_gump_afficheFilm au 6 oscars sortie en 1994, il relate l’histoire d’un jeune garçon « simple d’esprit » au travers de l’Amérique de la seconde moitié du XXème siècle.

Pourquoi je vous parle de ce film? Il est passé il y a quelques temps à la télévision et je n’ai pu m’empêcher de le revoir. C’est le seul film que je peux regarder plusieurs fois; c’est mon film préféré et pour cause.

En 1994, j’ai 11ans lors de sa sortie, comme tous les bons petit garçon je fais du foot. Mais je suis petit, chétif et la risée des autres qui ont commencé à grandir avant moi.

Ce film m’a suivi à plusieurs reprises, et à des moments importants de ma vie.

Mais avant de parler de moi revenons sur ce petit garçon Forrest Gump. Il ne nait pas avec les mêmes chances que tous les autres, mais avec la principale. Celle de l’amour inébranlable que lui porte sa mère (sa famille) et que nous devrions tous avoir. Au contraire de Jenny, son pendant spirituel, violée et battue par son père.
forrest_gump_enfant_courTout le film est basé sur cette allégorie de la course; de la course de la vie; de notre envie d’aller vers nos rêves et des les poursuivre coute que coute.
Le film commence réellement quand Forrest rencontre Jenny; grâce à la cruauté et le rejet des autres enfants. Il rencontrera son meilleur ami Boobba plus tard de la même manière. Comme quoi la vie est une sorte d’éternel recommencement.
Un jour pour échapper à la cruauté des autres Jenny demande à Forrest de courir;

Cours, Forrest, Cours !

A partir de cet instant ces deux enfants aux destins croisés mais à la destinée bien différente irons vers leurs destins.
forrest_gump_interview_2Forrest passera sa vie à courir, au sens propre du terme. Quand il traverse les Etats Unis et que les journalistes ne croient pas que c’est juste pour courir. Mais il ne courra pas après sa vie; il la vivra, elle sera exceptionnelle. Star de footbal, de la guerre, du ping pong, Milliardaire, rencontrera et inspirera les plus grands. Il a la vie que des millions de gens rêveraient d’avoir et qui courent après. Lui ne court pas après; il court après Jenny, qui à l’opposé, court après ses rêves de stars de donner un sens à sa vie d’être reconnue, après sa terrible enfance et le manque d’amour d’une famille.
Au final elle retrouvera Forrest, ce simple d’esprit qui l’Aime, qui a vécu tout ce dont elle aurait rêvé de vivre. Elle prend conscience de l’essentiel auprès de lui et finie sa vie de façon tragique. Mais elle laisse une nouvelle raison de vivre à Forrest, son fils, leurs fils lui aussi nommé Forest.

Ce petit garçon à tout compris à la vie grâce à une mère aimante et au final à sa simplicité qui le pousse uniquement vers le bon et Jenny; cette femme restée la petite fille fragile qu’il a connu enfant.

Forrest-Gump-Running-ShoesA 11ans je n’ai pu saisir toutes les subtilités du Film, mais quand le foot vous rejette et que l’athlétisme vous ouvre une porte, le rapprochement est vite faite. Courir était alors devenu pour moi; le petit garçon; une façon d’exister. J’ai rencontré entre 12 et 15ans de nombreuses personnalités du sport que beaucoup d’amis voulaient rencontrer. Je ne courais jamais après. Une année lors d’un meeting j’ai eu la chance de rencontrer Jean Galfionne à la buvette des InterClubs. Moi très jeune et lui en pleine ascension. S’en suivi une discussion d’encouragement; lui m’expliquant qu’il n’avait participer au championnat de France que très tard.

A 16ans, je redécouvre le Film avec mon vécu mon évolution et mes premières amour. Comme l’obsession que peut avoir Forrest pour Jenny. Je parcourrais des kilomètres à pieds ou en Vélo pour des amis ou en général une fille. Même si souvent comparé à ceux qui avaient voiture ou scooter je ne faisait pas le poids. Et pour oublier les déceptions je courais juste pour courir. Quand je cours je ne pense à rien.

A 19ans, après l’accident de la route je me dis que le DESTIN me l’a imposé,

Je ne sais pas si c’est maman qui avait raison ou si c’est le lieutenant Dan… Je sais pas si nous avons chacun un destin… ou si nous… si nous nous laissons porter par le hasard comme sur une brise… Mais je… je crois que c’est peut-être un peu des deux… peut-être un peu des deux arrive en même temps.

J’ai passé 4 ans à me laisser totalement porter jusqu’à rencontrer une personne importante à ce moment de ma vie. Comme Jenny qui revient vers lui dans les moments ou il doute, ou dans les changements. Qui lui redonne espoir pour la suite.

Aujourd’hui, un peu comme Forrest, je suis naïf, utopique, toujours prêt à rendre service, même si je ne reçois rien en retour, mais qui sait au final ce qu’il veut. Ce qui agace fortement ma Femme qui a l’impression que je me fais exploiter. Ma femme c’est ma Jenny à moi, celle qui me défend quand je suis trop gentil. Et aujourd’hui comme Forrest je recours; pour quoi? Pour rien. Pour le plaisir de courir, d’être libre. Et comme le disait la mère de Forrest

Il faut laisser le passé derrière soi si on veut avancer

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