Déchirure ischio jambier

La déchirure ischio jambier est sans doute la blessure la plus fréquente chez les coureurs. Une des principales raison est qu’en fait l’ischio jambier est composé de trois parties, le biceps fémoral, le semi tendineux, le semi membraneux, donc 3 fois plus de chances de se blesser.

Jusqu’à maintenant je ne m’étais jamais vraiment blessé à cause du sport (en 5 ans c’est pas mal), mais là j’ai fais fort, je me suis déchiré le semi-membraneux en deux endroits.

Dans cet article je vais vous expliquer ce qu’est une déchirure ischio jambier, comment cela m’est arrivé, ce que j’aurais du faire, ne pas faire, mon parcours médical, mes questions aux médecins, kinés et ma rééducation 

Qu’est ce que les ichio jambier ?

Les ischio jambier sont les muscles postérieurs de la cuisse, il sont composés principalement du

  • biceps fémoral
  • semi-tendineux
  • semi-membraneux

Ces musclent permettent l’extension de la hanche et la flexion du genou essentiellement, mais aussi une rotation de la jambe. Vous comprenez alors aisément, qu’ils sont fortement utilisés par les coureurs.

Lors de certains exercices type squat ces muscles sont fortement sollicités, tout comme quand vous vous relevez rapidement de votre chaise.

Les symptômes habituels d’une déchirure

En général vous ressentirez comme un coup de couteau, une douleur aiguë, ainsi qu’une impotence (impossibilité de mouvoir le muscle correctement) immédiate.

Un bruit de claquement peut être entendu.
Un hématome peut apparaitre, et lui indique clairement une déchirure.

La jambe peut aussi gonfler suivant l’importance de la déchirure.

Les premiers gestes pour limiter la déchirure

L’immobilisation doit être totale le plus rapidement possible.
Il faudra éviter la contraction du muscle lésé.
Glacer la zone douloureuse pendant 10 à 20minutes.
Y effectuer une compression à l’aide d’une bande. Tout sportif devrait en avoir une d’avance chez lui.
Surélever la jambe.

Comment je me suis blessé

C’est souvent quand on se sent le mieux qu’arrive les blessures. La raison est simple on force plus durant ces moments et on en oublie le repos, les pauses ect …
Depuis quelques semaines dans mes entraînements, la vie de tous les jours, mon séjour au ski, j’avais l’impression de ne jamais être fatigué, d’être redevenu une machine comme quand j’étais jeune, que rien ne pouvais m’arrêter, et ce n’est pas les paris à la con comme lors des foulées de Vincennes qui allaient me dire le contraire.

Ma première partie de l’année était marquée par ma participation au challenge du MaxiCross de Bouffémont, 10km 330D+ le samedi après midi, 41km 1750D+ le Dimanche dès 7H.
Après quoi je devais effectuer une semaine plus light, sur le principe 4 semaines d’entrainement 1 semaine light, voir très light après cet objectif.

Je me suis senti au top pendant la course, le lundi était tranquille, des courbatures, mais j’ai connu pire, et le mardi je devais courir tranquille.
Je vais vous définir tranquille, c’est à dire en dessous de vos entraînements habituels en rythme et distance.
Le mardi habituellement, j’encadre un groupe de running en 5’15/km sur 15km avec échauffement 12 min de vélos et je termine par 15 min de vélos (retour à la maison plus lent).
Normalement j’aurais du faire 10 km au max à 5’30, en démarrant tranquille. Le vélo avant n’a que peu d’importance si je mettais 15 minutes pour venir.
Je n’avais pas fait attention que je m’étais engagé sur 12 km à 5’15 et là je ne le sentais pas. Pour preuve :

Malheureusement personne pour me remplacer, je me dis qu’au pire je me ferais un peu mal, et je prendrais 10 jours de repos derrière.
Le vélo se passe bien, le groupe démarre très tranquille sur ce 12 km en 5’15, puis ca accélère, j’ai des gens devant derrière, je fais un peu le yoyo pour garder tout ce petit monde groupé.
On fait un arrêt un peu prolongé après 9 km, on est autour de 5’10/km de moyenne.
Il fait un peu froid, on repart en cote, ca traverse n’importe comment, je tente de faire ralentir devant, en faisant une petit pointe, je me tourne ralenti, veut repartir et là le drame.

Les symptômes de ma déchirure

Un sensation d’avoir une barre dans tout l’arrière de la cuisse, je ralenti, je me prends la cuisse dans la main, elle est dure, je pense à une énorme contraction.
Impossible ou presque de faire un mouvement.
Je continue très légèrement soutenu par le groupe, mais là ca tiraille dans le muscle. Je décide d’arrêter et de prendre un vélo pour rentrer.
Quand je force sur la pédale j’ai mal dans la cuisse.
J’arrive au bar, ne sachant pas si c’est une contracture ou déchirure, je ne glace pas, j’essaie même de me masser un peu, après 1H j’ai l’impression que ça coule dans le muscle, ça sent pas bon je rentre.
Je prends une douche chaude qui n’améliore pas, H+2H30 de la blessure je décide de glacer.

Ce que j’aurais du faire

Glacer de suite, et mettre une bande de compression, mettre la jambe en élévation.

Ce que je n’aurais pas du faire

prendre une vélo et forcer avec la jambe droite
masser la cuisse après le run
prendre une douche trop chaude.

Diagnostique déchirure ischio jambier

J+1 la jambe est toujours douloureuse je ne peux presque pas marcher, je prends RDV chez un médecin du sport qui veut bien me recevoir en urgence me connaissant. (Je vais jamais chez le médecin sauf si gros soucis).

J+2 l’échographie révèle un muscle en mauvais état et une tache noir importante au niveau de l’attache. Soit c’est du sang et un gros trou et il faudra opérer soit c’est un kyste. Un Rendez vous est pris en urgence pour une IRM.
Ordonnance, crème ketum, plus bandes compression, plus béquille (que j’ai déjà)

J+4 8H du matin IRM. La tache noir est un kyste, l’opération n’est donc pas nécessaire.
Par contre double déchirure de l’ishio jambier semi-membraneux 5cm et 2cm

J+6 Nouveau RDV chez le médecin, la déchirure est en fait au niveau de l’aponévrose (plus long à soigner) et la seconde plus haut vers l’attache.
Ordonnance : béquille 1 semaine, 10 séance de kiné, çà passe juste pour le ski le 30 mars soit 6 semaines et 4 jours après.
RDV de contrôle pour le 25 mars.

Ce que j’aurais du faire

J’aurais du prendre mes béquilles dès le premier jour.

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