Courir ou Mourir – Kilian Jornet

Courir ou mourir est le livre écrit, il y a de ça quelques années maintenant, par l’ultra-terrestre Kilian Jornet, comme il est présenté sur la nouvelle couverture du livre.

Qui ne connait pas Kilian Jornet dans le monde du trail ? C’est comme si vous parliez de Kilian Mbappé dans le monde du foot aujourd’hui.
Kilian Jornet est l’un des plus grand traileur de tout les temps, de tout les records et certainement celui qui a participé le plus activement à la popularisation de ce sport.
Et si vous avez envie d’en savoir plus sur le personnage ca tombe bien il a écrit un bouquin sous forme de Journal pour se raconter. J’ai acheté ce livre pour mon voyage à la Réunion avant de participer à la Diagonale des fous en plus de celui de Scott Jurek Eat & Run

Qui est Kilian Jornet ?

De son nom complet Kilian Jornet Burgada, il est un des plus grands ultra-traileur de tous les temps et possède à son actif bon nombre de records, dont l’ascension de l’everest, et gagné parmi les plus grands trails au monde (UTMB, Diagonale des fous, Western 100, sierre zinal …)
Il a d’abord été champion de ski alpinisme avant d’attérir dans le monde du trail.

Journal d’un ultra-terrestre

J’ai commencé la lecture de ce livre dans l’avion me menant à la Réunion en Octobre 2019, mais je n’ai pas pu le terminer avant la fin du vol pour plusieurs raisons.

Avant de vous préciser les raisons parlons du livre, il fait un peu près 150 pages, je l’ai lu sur tablette ce qui est plus pratique pour mettre les annotations et les retrouver.
J’aime beaucoup surligner les passages des livres pour les retrouver, mais ca me fait mal au coeur d’abimer un livre papier, c’est pour celà que je les lis sur tablette.
Ce qui m’amène au fait que je n’ai presque rien surligné de ce livre.

Le livre courir ou mourir est un récit de la vie de Kilian Jornet depuis qu’il est petit jusqu’à ses plus grands exploits … et c’est tout, mais en même temps pas mal quand on connait la vie du garçon.
Du coup ma première note est sur les musiques qu’ils passent à un départ de l’UTMB après plus de 100 pages de lectures.
100 pages pendant lesquelles on suit l’évolution de la vie de Kilian à travers diverses aventures ou mésaventures, et des participations à des courses.

Le livre commence pourtant bien avec un avant propos sur son mantra et pourquoi pour lui perdre c’est mourir. On comprend mieux le titre Courir ou mourir.
Ensuite on plonge directement dans son enfance, puis sa période de sky-alpinisme, où comment il faisait pour participer aux courses malgré le manque d’argent. Dormis sous la tente par -15°, acheté des voitures toutes pétés et tout faire pour avoir des dossards. Il nous parle de ses premiers amours, et pour une fois des femmes.
La suite est une succession de descriptions de course, et des trail non officiel, de tentative de records improbable, de réussites et d’échecs. Et oui il est arrivé au garçon d’échouer. Ca le rend un peu plus humain quand même.

Ce que je n’ai pas trouvé dans Courir ou Mourir de Kilian Jornet

Quand je lis des livres sur le running, j’aime les histoires de dépassement, mais ca ne tient rarement plus de 100 pages et ca peut vite être rébarbatif à lire. J’aime connaitre la spychologie et le ressentie du personnage et aussi apprendre des choses de ses galères, des préparation et voir de plein de choses en fait, j’aime être surpris.
Mais là dans Courir ou mourir, je n’ai quasiment rien appris sur comment me préparer, quoi manger, ou toute autre chose du domaine du running.
C’est une des raisons qui fait que j’ai trouvé la lecture monotone.

La deuxième raison pour ne pas l’avoir lu d’un coup est que, je ne sais pas si le livre est une traduction d’une version de sa langue natale, mais je l’ai trouvé difficile à lire. Les passages s’enchainent sans trop de cohérence. C’est d’ailleurs pour ca que je ne l’ai pas terminé dans l’avion et ai préféré commencer un autre livre. Je l’ai repris plusieurs jours plus tard après avoir terminé la diagonale des fous.

Courir ou mourir mon avis

Est ce que ce livre vaut le coup ?

J’ai acheté courir ou mourir à 10€ en version numérique ce qui n’est pas une grosse dépense.
Si tu veux connaitre la vie de Kilian et sa spychologie depuis qu’il est petit ce livre intéressera surement. Il est clairement écrit comme un journal d’histoires de l’histoire de sa vie.
Si tu veux apprendre des choses sur le monde du trail, pas vraiment, il faudra attendre l’avant dernier chapitre pour y trouver des choses potentiellement intéressantes. Et si t’es habitués à lire d’autres livres du domaine il est quand même un cran en dessous.

Parmi toutes mes lectures dans le monde du running/trail c’est sans doute celle que j’ai le moins apprécié et je ne suis pas le seul pour avoir échangé sur le livre avec d’autres personnes. Je lui ai préféré le livre Eat & Run de Scott Jurek acheté et lu pendant la même période alors que je m’attendais à ne pas apprécier ce livre à la vue du titre.
Je vous en parle dans un prochain billet.

Mon passage préféré de courir ou mourir

Avant de partir je voulais vous partager mon passage préféré

Une course, c’est comme un oeuvre d’art, c’est une création qui, à part la technique et le travail, a besoin d’inspiration pour pouvoir être accomplie avec satisfaction. Elle est aussi éphémère parce que, tel un mandala bouddhiste, elle se savoure pendant sa création et au moment le plus aigu, au point où elle a atteint sa perfection, elle disparait pour toujours et il sera impossible de refaire la même course. Il y aura des courses similaires, nous revivrons des émotions similaires et nous aurons des sensations connue mais jamais elle n’aura la même forme parce que l’inspiration nous conduira à explorer d’autres formes.
Dès le moment où elle n’existe plus et que nous ne pouvons plus la sentir, cela signifiera qu’elle fait partie du passé et, pour ressentir ce que nous avons vécu ou pour nous souvenir de ce qui s’est passé, l’unique chose qui nous restera sera de revivre ces moments-là. Et revivre une course ou un autre évènement, signifie changer son code, la traduire et l’interpréter, éliminant ce dont nous ne voulons pas nous rappeler et remarquer ce que nous voulons louer, pour imprimer dans notre mémoire l’histoire que nous raconterons plus tard. Cela ne veut pas dire effacer les mauvais moments et glorifier les plus heureux. C’est peut-être le contraire, mais c’est toujours déformer la réalité. Qu’est ce qui est réel et qu’est ce qui est imaginaire ? Quelle partie de ce que nous retenons ou même de ce que nous sentons fait seulement partie de nos rêves ?

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